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Autour des Baleines

Historique ,  Naturel à Saint-Clément-des-Baleines
1 km
Pédestre
1h 30min
Facile
  • Au départ du célèbre phare des Baleines, découvrez le patrimoine naturel autour de ce site incontournable de l’île de Ré.

  • Dénivelé
    13.31 m
  • Documentation
    Les fichiers GPX / KML vous permettent d'exporter le tracé de votre randonnée sur votre GPS (ou autre outil de navigation)
Points d'intérêt
1 Des oiseaux et des arbres
Les jardins du phare sont un havre de paix pour les oiseaux. Au printemps, merles, mésanges, rouges-gorges, pinson ou pigeons ramier utilisent le site comme zone de nidification. Lors des douces nuits d’été, le hibou petit-duc lance son chant flûté depuis les plus grands arbres ! En automne, ces lieux servent également de halte migratoire à de nombreux oiseaux (fauvettes, gobemouches, grives …) en route vers le sud. Ils reprennent des forces avant de continuer leur voyage … jusqu’en Afrique pour certains ! Photo 1 : Le pinson des arbres, un hôte commun des jardins du phare (photo A. Audevard/LPO). Photo 2 : Le pigeon ramier est le plus gros pigeon d’Europe. Il est abondant ici (photo H. Roques). Photo 3 : Passant l’hiver en Afrique, le hibou petit-duc niche dans les plus grands arbres (photo H. Roques).
2 Au bord de la digue
Vous êtes au pied de la grande digue. En prolongement des épis de protection qui s’avancent en mer, vous apercevez (selon la marée) une sorte de long muret en pierres en forme d’arc de cercle. C’est une écluse à poissons, autrement dit une pêcherie. Celle-ci s’appelle Moufette (peut-être une déformation de « mal faîte »). Régulièrement, à marée basse, des pêcheurs habilités viennent y prélever poissons et crustacés. Mais attention ! La pêche y est interdite à ceux qui n’appartiennent pas à « l’équipe d’écluse » ! Photo 1 : Sur Ré, les écluses à poissons sont ancestrales. Certaines sont connues depuis plus de mille ans ! (photo H. Roques). Photo 2 : Alors que l’on comptait encore 140 écluses à poissons il y a 150 ans, il n’en subsiste qu’une quinzaine de nos jours ! Certaines ont été restaurées par l’Adépir (Association de sauvegarde des écluses à poissons de l’île de Ré) (photo H. Roques). Photo 3 : Un pêcheur à l’écluse (photo H. Roques).
3 Devant la vieille Tour des Baleines
Vous êtes à la pointe Nord-Ouest de l’île de Ré, autrement dit la terre rétaise la plus proche de l’Amérique … à 4500 km néanmoins ! La vieille tour des Baleines, construite entre 1669 et 1682, servait autrefois de phare. Sa lanterne était alimentée en huiles de poissons et de baleines ! A 3 km en mer, c’est le phare des Baleineaux, allumé en 1854 comme le grand phare à terre, puis plus loin les côtes vendéennes : Les Sables d’Olonne (à 20 km), Jard-sur-Mer et La Tranche-sur-Mer. L’estran rocheux (rochers qui se découvrent à marée basse) abrite de très nombreux animaux marins (poissons, anémones et étoiles de mer, crabes, coquillages). Un foisonnement de vie s’offre à ceux qui savent être attentifs. Photo 1 : A marée basse, les flaques d’eau laissées par la mer qui se retire foisonnent de vie. Au fond, le phare des Baleineaux (photo H. Roques). Photo 2 : Anémone de mer (photo H. Roques) Photo 3 : Crabe enragé (photo H. Roques). Photo 4 : Etoile de mer (photo H. Roques).
4 La mer « sauvage »
Le sémaphore des Baleines domine la côte depuis 1863. De là-haut, le personnel scrute la mer du lever au coucher du soleil et guette d’éventuels navires en perdition. En automne et en hiver, la mer est en effet fréquemment « démontée » en raison des tempêtes d’ouest et de la houle qui s’abattent sur le littoral. L’érosion menace alors gravement les dunes protectrices … Photo 1 : Le sémaphore et le phare des Baleines (photo H. Roques). Photo 2 : Erosion de la dune au niveau des Baleines (photo H. Roques).
5 La mer « nourricière »
Devant l’ancien abri du canot de sauvetage, des algues s’échouent fréquemment sur la côte. Jadis, les agriculteurs en manque d’engrais venaient ramasser ces précieuses « herbes de la mer » (appelées varech ou sart) qu’ils répandaient ensuite dans les vignes ou dans les champs. Non loin de là, une usine à varech fut même construite au 19e siècle et fonctionna jusqu’en 1914. Son but : produire de l’iode et du varech séché ! Photo 1 : Construit en 1869, ce bâtiment servait à entreposer un canot destiné à porter secours aux naufragés. Il fut utilisé jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Cette photo date du début du 20e siècle (collection A. Diédrich). Photo 2 : En automne et en hiver, des algues s’échouent régulièrement sur les rivages (photo H. Roques). Photo 3 : Autrefois, les chevaux, les ânes et les bœufs étaient utilisés pour ramasser les algues sur les plages (collection A. Diédrich). Photo 4 : L’ancienne usine à varech (collection A. Diédrich).
6 Des cyprès venant de si loin
Ici, les tamaris, les arroches, les pins et les cyprès se côtoient et forment des haies imposantes. Très communs sur l’île, les cyprès de Lambert (appelés aussi cupressus) ne sont pas Rétais de souche. Originaires de Californie, ils ont été introduits en Europe et notamment sur la côte atlantique française dans le courant du 20e siècle en raison de leur croissance rapide, de leur bonne résistance aux embruns et de leur faculté à fixer le sable. Malgré tout, leurs racines ancrées peu profondément dans le sol en font aussi les premières victimes des tempêtes. Photo 1 : Haies de tamaris, de pins et de cyprès de Lambert (photo H. Roques). Photo 2 : Menacé de disparition dans son pays d’origine (Etats-Unis), le cyprès de Lambert est abondant sur Ré (photo H. Roques).
7 Vignes de jadis
Il y a un peu plus d’un siècle, la vigne recouvrait encore l’essentiel du territoire de l’île de Ré (5 000 hectares soit 60% de la surface en 1880). Peu à peu, le vignoble va décroître et même disparaître par endroit. Aux abords du phare, de nombreuses vignes étaient encore cultivées il y a quelques décennies seulement … Photo 1 : Photo prise depuis le phare dans les années 1960. Les vignes sont encore très nombreuses (collection A. Diédrich). Photo 2 : Vendanges vers 1930 (collection H. Roques).
8 Images d'autrefois
Rapidement après sa construction et malgré des routes peu carrossables, le phare a attiré les premiers touristes (appelés « baigneurs » à l’époque). La mise en place du petit train de l’île de Ré à la fin du 19e siècle a augmenté cette attractivité. Depuis, le paysage du phare et de ses abords a bien changé comme en témoignent ces photos d’autrefois… Photo 1 : Les abords du phare au début du 20e siècle (collection A. Diédrich). Photo 2 : L’arrivée bucolique au phare dans les années 1950 (collection A. Diédrich).
9 Retour au pied du phare
Ouvert toute l’année, le phare (56 m de haut) est géré par la société Patrimoine Océan (renseignements à l’accueil pour les horaires). Durant des décennies, il fut un piège mortel pour les oiseaux migrateurs qui, attirés par les faisceaux lumineux, le percutait de nuit ou par temps de brouillard. Aujourd’hui, de puissants projecteurs ont été installés et permettent aux oiseaux de visualiser l’obstacle et les collisions sont devenues rares. Photo 1 : Autrefois, munis de lanternes, les Villageois se pressaient certaines nuits autour du phare pour ramasser les cadavres des oiseaux qui percutaient la tour (collection A. Diédrich).
13 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 5 m
  • Altitude d'arrivée : 5 m
  • Altitude maximum : 6 m
  • Altitude minimum : 1 m
  • Dénivelé total positif : 13 m
  • Dénivelé total négatif : -13 m
  • Dénivelé positif maximum : 4 m
  • Dénivelé négatif maximum : -5 m
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