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Histoire de l'île de Ré

Sur les 85 km² de l’Île de Ré, un grand nombre d’événements se sont déroulés au fil des siècles.

Quelques faits marquants ont davantage illustré ce riche passé historique

 

Parmi ceux qu’il faut retenir, l’installation des moines cisterciens au Moyen-Âge, les guerres de religion au XVIIe siècle, la désertion de l’Île au XIXe siècle et la mise en service du pont en 1988.

 

Plusieurs îlots et des fougères

Connaissez-vous l’origine du nom «Ré» ?‏ Il viendrait du mot latin ratus qui signifie fougère, plante qui couvrait le sol ; en fait l’île était constituée de quatre îlots qui ont d’abord été reliés naturellement par des alluvions et ensuite par des marais construits par l’homme.

 

Les moines, la vigne et le sel

Au Moyen-Âge, les premiers moines bâtissent l’Abbaye des Châteliers, dont les vestiges sont toujours visibles de la route qui mène de Rivedoux à La Flotte. Ils vont planter les premières vignes, extraire le sel de la mer avant d’en développer le commerce. Et surtout, ils vont enseigner leurs méthodes aux rétais.

 

Catholiques contre protestants, Anglais contre Français

En 1625, sous le règne de Louis XIII, les protestants s’emparent de l’Île.

Mais deux années plus tard, l’intransigeant et catholique Cardinal de Richelieu décide d’assiéger La Rochelle, dernière place forte où sont retranchés les Huguenots, soutenus financièrement par le Roi d’Angleterre qui ne voit pas d’un bon oeil le développement de la Marine française.

Le duc de Buckingham s’installe sur l’Île de Ré, en face de La Rochelle, avec plus de 100 navires et 6 000 hommes. Le siège de l’Île dure de juillet à novembre 1627. Le manque de vivres et d’eau pousse le comte de Toiras, gouverneur de l’Île, à envoyer à la nage trois volontaires rejoindre les troupes royales à La Rochelle pour obtenir leur aide ; un seul y parviendra. 35 petites barques de la flotte française équipées de 1 000 hommes réussiront à forcer de nuit le blocus anglais et à ravitailler les soldats à St Martin.
Le duc de Buckingham tente un dernier assaut, mais, devant la perte de 5 000 soldats, il doit reconnaître sa défaite, sonner la retraite et rentrer sans gloire en Angleterre.
Très peu de batailles ont été gagnées par les Français contre les Anglais : cette victoire mérite d’être signalée.

 

Vauban, architecte des fortifications

Pour protéger l’Île des convoitises anglaises, Louis XIV demande à Vauban de construire des fortifications autour de la ville de St Martin ; en 1681, il édite alors un des plus grands ensembles défensifs de son époque, une citadelle et ses remparts en étoile, qui n’aura jamais à subir d’attaque…

Très préservée, la forteresse de Saint Martin fait aujourd’hui partie des sites majeurs de Vauban. A cette époque, il construit également trois redoutes à Rivedoux, à Ars en Ré et aux Portes en Ré. La citadelle de Saint Martin se transformera rapidement en pénitencier, accueillant des prisonniers en partance pour les bagnes de Nouvelle-Calédonie et de Guyane. Parmi les plus célèbres, Seznec et Dreyfus, et celui qui réussit à s’en évader, Henri Charrière, également connu sous le nom de Papillon.

 

Prospérité et déclin

L’essor économique de l’Île, fondé sur le sel, le vin et la laine, sera freiné par la Révolution française.
Les hommes valides rejoignent le continent afin d’être recrutés dans l’armée pour défendre la République ; les autres font partie des patrouilles qui protègent l’Île, abandonnant travaux agricoles et entretien des marais. Les vignes seront touchées par le phyloxera, le sel devra faire face à une concurrence étrangère nouvelle. La misère va progressivement apparaître, chassant au milieu du XIXe siècle les familles de notables et de négociants qui émigreront vers le continent.
Cette situation va perdurer pendant presque un siècle.

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